LE BURKINA FASO
Histoire :
Autrefois la Haute-Volta, rebaptisé Burkina-Faso le 4 août
1984 – patrie des hommes intègres – est un Etat enclavé
d’Afrique Sahélienne
A cette époque, deux populations cohabitaient dans la zone qui
aujourd’hui porte le nom de « Ouagadougou » : les Yonyonsé
et les Ninsi.
Les Yonyonsé attaqués sans cesse par les Ninsi, prirent
leur revanche grâce à Wubri, fils de ZOUNGRANA. Wubri renomma
alors toute la zone de « Kumbeen – Tenga » qui était
sous l’égide des Ninsi en « Wogodogo » qui signifie
là où on reçoit des honneurs, du respect.
Ouagadougou est de ce fait une déformation de « Wogodogo
».
Situé sur le plateau central, Ouagadougou s’est structurée
autour du palais impérial du Mogho Naaba. L’installation
de l’autorité coloniale va permettre le développement
de sa population pour en faire un centre urbain important.
Capitale séculaire de l’empire Mossi et capitale politique
du Burkina Faso depuis 1947, une loi portant sur l’organisation
municipale fait de Ouagadougou une commune de plein exercice en 1995.
C’est en 1956 que furent organisées les premières
élections municipales. En 1959, le conseil municipal est dissout
et remplacé par une délégation spéciale.
Le gouvernement de la VIème république, soucieux de la
nécessité d’associer les citoyens à la gestion
des affaires locales, a lancé le processus décentralisation
qui a abouti en février 1995 à des élections municipales
au Burkina Faso.
Le 4 août 1984 : le Burkina Faso est né
Aperçu de l’économie :
Le secteur agricole demeure le moteur de développement «
économique et social du Burkina – Faso. Etant un secteur
vital de l’économie burkinabé, il constitue la principale
source de revenus, d’emplois pour près de 90% des actifs
occupés et procure plus de 50% des revenus totales d’exportations.
Les principales cultures de rentes sont le coton qui génère
la principale source de devises, l’arachide, principalement destiné
au marché intérieur, le sésame, l’amande, le
karité, les noix de cajou…
L’élevage représente environ 10% du PIB et occupe
6% de la population active. Il constitue la deuxième source de
devises après le coton.
Le secteur secondaire(Industrie, Bâtiments et Travaux Publics,
énergie, mine, artisanat) occupe environ 4% de la population active.
L’industrie burkinabé, notamment manufacturière, est
embryonnaire. Les principales ressources industrielles sont concentrées
dans les branches agro - alimentaires. La contribution des industries
manufacturières au PIB est modeste. Par contre, le secteur artisanal
est en plein essor mais reste dans le secteur « informel »
qui occupe environ 80% des actifs urbains.
Le Burkina possède un potentiel minier très important,
surtout lié à la présence de sillons birimiens couvrant
une superficie de plus de 70 000 km2 . Plusieurs sociétés
minières internationales sont implantées au Burkina et s’adonnent
principalement aux travaux d’exploration. Au cours des années
à venir, la production minière devrait connaître un
accroissement considérable. Estimée à 1.5 tonnes
par an, elle pourrait être décuplée.
Enfin, le service tertiaire (Administration, commerce, transports et
communication) a participé à concurrence de 43.57% au PIB
grâce notamment au secteur des services marchands.
Le tourisme :
Le Burkina – Faso, terre des hommes intègres, se visite
comme dans un conte, une inépuisable baignée de rites, de
traditions et de sites merveilleux.
Une multitude de nationalités, d’ethnies, de religions, de
coutumes, d’artisanat y vivent.
On peut distinguer 4 grandes régions touristiques.
1) La région ouest : elle est riche et diversifiée
: musiques, danses et cérémonies rituelles, gravures rupestres,
lac de Tengrela, cascades de Karfiguela, villages pittoresques de Koro,
réserves de Dida et de Diéfoula, musées de Bobo-Dioulasso
et de Gaoua, mosquée de Wahabou… sont autant d’attractions
qui méritent plus qu’un détour.
2) La région du Sahel : elle offre aux voyageurs
des sites d’autant plus insolites qu’ils dépendent
d’un climat soudano - sahélien semi-désertique.
Ainsi le visiteur est toujours émerveillé devant les dunes
de sable d’Oursi, aux bas desquelles une superbe mare de plusieurs
kilomètres de long s’étend. De nombreux autres sites
de même nature méritent une visite : Oasis de Djomga, les
bords de la rivière Béli, la réserve ornithologique
du Sahel. Au Sahel, les marchés sont de véritables lieux
de rencontres et d’échanges économico-socio-culturels
; les plus représentatifs sont ceux de Markoye, de Gorom –
Gorom. Région fortement islamisée, le Sahel regorge d’édifices
religieux. La richesse du sous-sol a permis l’installation de
plusieurs sociétés minières où règne
une organisation traditionnelle d’extraction de l’or. Ancienne
terre de peuplement le Sahel recèle de nombreux vestiges d’un
passé glorieux. Les peintures rupestres d’Arbinda et de
Pobe Mengao, le site archéologique de Gandéfa - Falangoutou,
les tombes royales du Yatenga sont des témoignages de ce passé.
3) La région de l’Est : elle est par excellence
la zone du tourisme cynégétique du Burkina avec des aires
protégées où se sont développées
récemment des réserves permettant la pratique de la chasse,
le tourisme de vision et de séjours. Le parc national d’Arly,
les réserves de faune de la Singou, le parc W…permettent
de réaliser le rêve des amateurs de chasse sportive et
de Safari.
4) La région du centre : influencée par
la métropole de Ouagadougou, elle se prête au tourisme
d’affaires, aux congrès, avec de nombreuses possibilités
d’excursions vers des sites environnants comme : le Ranch du gibier
de Nazinga, la case de l’explorateur Binger à Tiakané,
l’habitat Kasséna de la région de pô, les
sculptures de Laongo, la mare aux crocodiles de Sabou, le monastère
de Koubri, les tombes des premiers rois mossi à Komtoega…
Véritable carrefour de découvertes, le burkina est réputé
également pour sa richesse culturelle et artistique avec des
évènements comme le Festival Panafricain du Cinéma
et de la Télévision à Ouagadougou (FESPACO), le
salon International de l’art à Ouagadougou (SIAO), la Semaine
Nationale de la Culture (SNC), le Festival International du Théâtre
et du Développement (FITD), le carnaval dodo, le Festival des
Masques du Pouni… ont fait de Ouagadougou la capitale de la Culture
et de l’artisanat africain.
Art, habitat et culture : la Culture Burkinabé
englobe, outre les arts et les modes de vie, les systèmes de valeurs,
les traditions, les croyances et les droits fondamentaux de l’être
humain. C’est elle qui imprègne les actes des membres de
la société Burkinabé, des actes les plus banaux et
quotidiens aux actes les plus solennels et décisifs.
Elle assure la cohésion de ses membres et leur sert de référentiel
qui reste une condition de taille au développement du pays.
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